La fondationAbbatiale Marcilhac plan72dpi

Le nom de Marcilhac apparaît en 654 dans le testament de saint Didier, évêque de Cahors, qui fait des dons à l'abbaye de Saint-Amand qu'il avait fondée et où il souhaitait être inhumé. L’abbaye Saint-Pierre de Marcilhac fut construite au début du IXe siècle par des bénédictins de Moissac, fuyant les Normands. Pépin, roi d'Aquitaine, la prend sous sa protection en 845 ou 848. Au Xe siècle l’abbaye est indépendante. L'abbaye Saint-Pierre est la bénéficiaire de libéralités d'un vicomte de Tulle, Adhémar des Échelles, vers 930, et d'un comte de Rouergue, Raymond II, en 961.

 

 IMG 8639L'age d'or

Au XIIe siècle, elle est très puissante et elle posséda plus de cent fiefs, dont l'église de Rocamadour donnée en 1030 par Déodat ou Dieudonné, évêque de Cahors. Trop riche, elle s’en désintéressa et c’est en vain qu’elle tenta d’en reprendre la maîtrise quand des moines de Tulle y eurent retrouvé le corps de saint Amadour. Le procès entre les deux abbayes a duré jusqu'en 1193, date à laquelle l'abbé de Marcilhac, Géraud, accepte la possession de Rocamadour par le monastère de Tulle contre une indemnité de 3 000 sols.

 

L'abandonIMG 8150

Durant la guerre de Cent Ans les grandes compagnies anglaises ruinèrent l’église et les bâtiments conventuels. Les Hébrard de saint-Sulpice la relevèrent. Les reconstructions entreprises au XVe siècle sont mises à mal au cours des guerres de religion : une troupe de protestants incendia l'église et une grande partie des bâtiments conventuels subsistants. La Réforme et la Révolution sonnèrent son glas.

 

IMG 8487De nos jours

L'ancienne abbatiale avec les ruines du cloître et attenantes ont été classées au titre des monuments historiques le , les immeubles aux abords de l'église, le , et la porte sud de l'enceinte avec le mur et les maisons qui y sont adossées ont été inscrites le . Le retable majeur a été restauré par l'atelier de restauration Parrot de Vénès en 2010.

La municipalité de Marcilhac se charge depuis quelques années de quelques parcelles de l'Abbaye, mais la rénovation d'un bâtiment religieux coûte cher, et l'Abbaye a perdu de sa superbe, pour n'être plus que l'ombre d'elle même. C'est en 2012 que l'abbé Guillaume Soury-Lavergne découvre cette Abbaye et tombe amoureux de sa beauté. Avec Mgr Norbert Turini, ils commencent la restauration du monument. L'abbé Soury-Lavergne fera alors le buzz durant l'été 2015 sur les réseaux sociaux en lançant un appel à l'aide à des bénévoles, qui viendront de toute la France par la suite. Le club de parachutisme de Cahors lui lance alors le défi de sauter en parachute afin de collecter des fonds pour acheter un nouvel orgue : Défi relevé ! Voilà l'Abbaye équipée d'un orgue anglais légué par une paroisse anglaise. En 2016, c'est le gîte La Brenguoise qui lance le défi au père Guillaume de plonger dans le Ressel. Une fois de plus défi relevé ! Cette année, nous proposons aux internautes de voter pour le prochain défi, qui permettra de collecter des fonds en vue de l'achat du futur prieuré des moines, qui servira dans un premier temps à l'accueil des bénévoles, et dans un second temps à l'accueil définitif des moines de l'Abbaye.

"Notre volonté est de rendre à l'Abbaye la vie qu'elle avait avant, lui redonner des couleurs en restaurant les murs, les fresques, les vitraux, et à terme, installer une communauté de moines au sein du prieuré. Ce a quoi elle a toujours été destinée." +G

En 2017, la restauration de l'Abbaye débutera grâce à la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), au conseil régional Occitanie, au conseil départemental du Lot, au Grand Figeac et à la commune de Marcilhac sur Célé, qui investissent quelques milliers d'euros pour faire retrouver l'Abbaye de Saint-Pierre de Marcilhac sa majesté naturelle.

Source historique : Wikipédia

 

 

Un lieu d'Histoire et de Foi hors du commun : 

L'abbaye possède un patrimoine historique et spirituel qui en font un lieu d'Histoire hors du commun à préserver et à restaurer, en voici quelques joyaux !

 

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